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#1 2016-02-03 22:03:32

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Перевод с французского. Публицистика.

L’avenir bouché du nucléaire français

ÉNERGIE L’Hexagone a-t-il encore intérêt à poursuivre son programme nucléaire ? Le défaut découvert dans la cuve du réacteur de Flamanville repose sérieusement la question.

Le 7 avril dernier, l’Autorité de sûreté nucléaire française annonçait la découverte de défauts de fabrication dans la cuve du réacteur EPR de Flamanville 3. Cette cuve, dans laquelle se produit la réaction de fission nucléaire, est soumise à des contraintes extrêmes. Sa robustesse est un élément primordial de la sûreté de l’EPR. Si Areva et EDF n’arrivent pas à démontrer cette sûreté en l’état actuel de la cuve, la seule alternative serait de remplacer les équipements défectueux, une opération difficilement réalisable et très coûteuse, en particulier pour le fond de cuve qui est déjà installé dans son berceau de béton.

C’est donc l’avenir du projet Flamanville 3 qui est remis en question et très probablement également celui des deux réacteurs chinois équpés des mêmes cuves, ainsi que ceux de Hinkley Point, au Royaume Uni, dont le contrat devait être finalisé en juin prochain. Ce nouvel avatar pourrait sonner le glas d’une filière EPR qui cumule les déboires depuis dix ans et dont les coûts explosent.

Rénover l‘existant?

Quelles seraient les conséquences pour le parc nucléaire français s’il fallait renoncer à déployer l’EPR ? Les 58 réacteurs français ont en moyenne 28 ans d’âge. Vingt d’entre eux auront dépassé la limite des 40 ans en 2025. EDF a demandé l’autorisation d’en prolonger l’exploitation de dix à vingt ans, ce qui lui permettrait de voir venir en attendant que l’EPR fasse enfin ses preuves ou qu’apparaissent de nouveaux réacteurs à la fois plus sûrs que ceux du parc actuel et moins chers.

Mais la réhabilitation de ces vieux réacteurs et leur mise aux nouvelles normes de sûreté post-Fukushima supposent des investissements que la Cour des comptes estime à 90 milliards d’euros, davantage que les 82 milliards (en euros d’aujourd’hui) qu’a coûtés leur fabrication initiale. Cet investissement (sans lequel les réacteurs seraient arrêtés définitivement) devrait donc être amorti sur les dix à vingt ans d’espérance de vie supplémentaires. De ce fait, le coût de production de l’électricité augmenterait notablement puisque les centrales ont été amorties initialement sur quarante ans: il passerait entre 70 euros et 85 euros le mégawattheure (MWh), contre près de 60 actuellement, selon la durée de vie ainsi gagnée. Ce coût reste certes inférieur aux 100 à 120 €/MWh de l’EPR, mais avec l’épée de Damoclès que représentent des cuves et des enceintes de confinement vieillissantes qu’on ne peut pas changer. Et de toute façon, vers 2035-2040, même dans l’hypothèse la plus favorable, le problème du renouvellement des réacteurs se posera inéluctablement.

Fabriquer un petit EPR?

Les déboires de l’EPR et l’absence de nouvelles commandes ont par ailleurs conduit Areva et les pouvoirs publics à promouvoir un réacteur moins puissant, moins complexe et moins cher, et de ce fait mieux adapté à la demande internationale potentielle. Areva, avec le japonais Mitsubishi, propose désormais le réacteur Atmea1 (de 1 100 MW, au lieu de 1 600 pour l’EPR), dont les quatre premiers exemplaires doivent, en principe, être construits en Turquie à partir de 2017.

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